lesmotsdits

Jeudi 18 mai 2006

Plastifiée sur la couverture d'un magasine,

Elle offre tous ses charmes, la frangine.

Les passants au regard louche, la voient déjà

Dans leur lit pour une nuit sans pyjama.

Elle semble réelle et bien vivante,

Faut dire que la pose est attrayante.

Je crois voir bouger ses lèvres,

Stop !.. je demande une trève.

Ses bas résille couleur noire

Dans le faible lueur du soir,

Me donnent des idées coquines,

C'est qu'elle a du charme, la frangine...

Je ne rêve pas, elle m'a fait un clin d'oeil.

Si je lui propose et pour peu qu'elle veuille,

Je finirais bien ma soirée plastifié

Dans un coin de cette couverture glacée.

C'est qu'elle a du charme la frangine

Même sur la couverture d'un magasine.

Son regard vous lance des éclairs

Qui vous pénètre au fond des chairs.

Jeune homme !.. mon tabac

N'est pas un salon de lecture

Et même si tu la trouves dure,

Tu achètes le magasine et tu t'en vas.....

Par claudius
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Samedi 20 mai 2006

Images d'un monde où règne la pénombre,

Photos ignorées de la bonne société,

Images affolantes d'une guerre déferlante,

Photos oubliées, misent au panier.

Histoires d'ailleurs racontant les pleurs

De ces pays lointains, peut-être nous demain.

Histoires incroyables, à la limite de la fable

Ecoutées par des hommes qui ne croient personne.

Souvenirs d'ici, vie sans soucis,

Loin des tourments, toujours beau temps.

Salut de là-bas, ville sans lois

A l'abri des guerres, six pieds sous terre.

Images d'une foule, emportée par la houle

Des idées menaçantes d'un homme à la voix pressente.

Image d'un regard hébété dans ce monde bizarre

Où l'avis des uns fait le bonheur des autres.

Par claudius
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Mardi 23 mai 2006

La vie est une fenêtre,

Si tu l'ouvres, elle t'échappe,

Si tu la fermes, elle t'emprisonne.

Alors que faire,

Si tu ne peux l'ouvrir,

Si tu ne peux la fermer.

Tu regardes à travers,

Tu ne verras que le reflet

D'une image de vie.

De quelque côté

Que tu te places,

Il y a toujours une glace.

Cette glace qui parfois,

Réfléchit ton image

Ou un reste de mirage.

Ou, ne reflète plus rien

Car tu n'as pas refait ta vie

Comme on nettoie une vitre.

Alors tu as le choix :

Ou tu l'ouvres,

Ou tu la fermes,

La vie est à ce prix....

Par claudius
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Mercredi 24 mai 2006

Je suis le marchand de sable,

Qui vient se poser sur la table

De ta chambre obscure,

Sous la protection de mercure.

Je parcours les rêves

De tes nuits trop brèves,

Pour que tu te souviennes

De tes songes de reine.

Comme chaque soir,

Je viens, jamais en retard,

Veiller sur ton sommeil

Jusqu'au lever du soleil.

Que tes nuits soient belles,

Que tes espérances soient celles

Que tu imagines chaque soir,

Juste avant de t'endormir, tard...

Par claudius
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Jeudi 25 mai 2006

Comme autant de pièges,

Sur ta longue route,

Tu sèmes quelques doutes

Pour éviter le siège.

Les assauts répétés

De tes mauvaises pensées,

Finissent par miner les remparts

Que tu avais dresser contre le hasard.

Et le doute est revenu à la charge,

Pour la manoeuvre, pas de marge,

Il faut continuer à lutter,

Pour réaliser tes idées.

Par claudius
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Vendredi 26 mai 2006

J'écris, ce que j'écris

Et je dis , ce que je dis.

Je pense ce que je pense,

Et je fais ceque je fais.

Mais j'écris ce que je pense,

Et je pense ce que j'écris.

Je fais aussi ce que je dis

Et ce qui est dit est fait.

Puisque je pense, donc je suis.

Mais je fais donc je m'essuis.

Je le dis, donc je le suis.

J'écris le reste et ce qui s'en suit.

Mais au fait, qui suis-je ?

L'ombre d'un doute, un jeu ?

Une goutte dans une mer de "je",

Il vaut mieux en faire un jeu.

Par claudius
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Samedi 27 mai 2006

Quoique tu fasses,

Quoique tu penses,

Tout n'est qu'indifference,

La solitude te terrasse.

Quoique tu dises,

Quoique tu chantes,

Tes paroles médisent

Plus qu'elles n'enchantent.

Malgrés tes protestations,

Malgrés tes allusions,

Tu es tombé dans le piège,

Cloué sur ton siège.

Tout n'est qu'apparence,

Beaucoup de faux semblant

Pour éviter les préjugés,

Sans quoi tu es condamné.

Par claudius
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Dimanche 28 mai 2006

Quand elle murmure tous ces mots,

Mots d'amour, de tendresse,

Elle fait tomber les murs,

Toutes les barrières

Que les hommes ont dressés.

Quand elle dit que c'est dur,

Dur de penser aux autres,

Elle fait de mon coeur,

La demeure du seigneur

Que les hommes ont enviés.

Quand elle regarde toute une vie,

Vie de peines et d'espoirs,

Elle fait pleurer les coeurs de pierre,

Toutes les âmes sans frontières

Que les hommes ont banni à jamais.

Quand elle observe tous mes gestes,

Mes attitudes et le reste,

Elle fait de moi un dieu

Comme cet enfant,

Que les hommes lui ont enlevé.

Quand elle me console d'un sourire

Et me calme d'un seul mot,

Elle reconstruit en un instant

Ce paradis perdu

Que je cherche depuis trop longtemps.

Elle, c'est l'air du temps,

L'amour et la haine,

Une trop longue chaîne

Qui me rappel qu'en ce moment

Des hommes meurent pour la conquérir.

Par claudius
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Lundi 29 mai 2006

Moi

Face à moi,

Il y a moi.

Derrière moi,

Il y a encore moi.

Mais tu es partout,

Dessus, dessous

Et ce n'est pas tout,

Qu'es-ce-que tu fou ?

Ne te retourne pas,

Il est encore là,

Mais tu ne le voies pas

Puisque c'est toi.

Par claudius
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Mardi 30 mai 2006

Coup de soleil sur la vitre d'en face,

Derrière ses rideaux, je la vois qui repasse.

J'aimerais lui faire un signe,

Je crois qu'elle le devine.

Elle ouvre sa fenêtre,

Fait semblant de ne pas être

L'objet de mes désirs,

La cause de mes soupirs.

Un sourire en coin de lèvre,

Elle me lance un clin d'oeil de rêve,

S'accoude sur le rebord,

Pas le moment d'avoir un remord.

Invitation au quart d'heure érotique,

Pas de discours trop poètique.

En un clin d'oeil

J'ai franchi le seuil .....

Par claudius
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