Paroles de chanson

Samedi 20 mai 2006

A trop marcher par les nuits de grand vent,

A trop courrir pour gagner du temps,

Ils ont oublié l'espace d'un instant,

Qu'il fallait vivre un peu plus lentement.

Marcheurs de l'ombre, que vos mains se tendent,

Marcheurs de l'ombre, que vos âmes s'entendent.

A trop parler pour ne rien dire,

A trop raconter pour les faire palir,

Ils ont oublié que la parole est sacrée

Pour ceux que la chance n'a pas compté.

Paroles sans histoires, que vos murmures résonnent

Paroles sans histoires, que vos clameurs détonnent.

A trop chercher le meilleur moyen,

A trop regarder ce que fait le voisin,

Ils ont oublié qu'il n'y a pas assez d'une vie

Pour conquérir sont petit coin de paradis.

Pionniers des villes, que vos découvertes soient bonnes,

Pionniers des villes, que tous vos filons donnent.

A trop lire les écrivains purs et durs,

A trop écouter les diseuses de bonne aventure,

Ils ont oublié de tracer leur propre chemin

Celui où personne ne leur tendra la main.

Voyageurs de la pensée, que vos avis soient justes,

Voyageurs de la pensée, votre empir pour un buste.

Par claudius
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Lundi 22 mai 2006

Lui

Lui, c'est le printemps en plein hiver,

Le soleil qui se lève sous la mer

Une pluie de diamants bleus

Dans cet univers trop hideux.

Lui, c'est le chant des oiseaux

Lorsque les jours sont beaux,

Le crépuscule rose

Sur nos corps unis se pose.

C'est aussi ces jours de grand vent,

Où fouétté par l'air du temps,

Je pense encore plus fort à toi,

Tu es si loin de moi.

Lui, c'est une main qui se tend

Quand trés fatiguée, j'attends

Que s'ouvre la porte,

Sa voix loin m'emporte.

Lui, c'est ce sourire enchanteur

Qui met du baume au coeur,

Durant toutes ces nuits,

Deviner ses envies.

C'est aussi ce regard furtif,

Le bruit de la mer sur les récifs,

Je pense encore plus fort à toi,

Tu es si loin de moi.

Lui, c'est l'homme que je retrouve

Chaque soir, comme une louve

Dans ses bras je vais me réfugier,

Tout prés de la grande cheminée....

Par claudius
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Lundi 5 juin 2006

Et tu vois les jours s'allonger un peu plus

Et tu vois tes nuits comme des couloirs à bus

Finir plus tôt que prévue.

Et tu vois ta vie prendre le mauvais chemin

Et tu te dis que ça ira mieux demain.

Regardes tous ces gens courir au soleil levant,

Regardes la ville s'éveiller lentement,

Imagines en rêvant ce que coûte un instant,

Imagines ta vie en dehors du temps.

Et tu vois ta vie prendre le mauvais chemin

Et tu te dis que ça ira mieux demain.

Ecoutes les rumeurs de la foule,

Ecoutes l'humeur des passants qui font la houle,

Imagines le silence de la rivière qui s'écoule,

Imagines ta vie bercée par le chant de la colombe qui roucoule.

Et tu vois ta vie prendre le mauvais chemin

Et tu te dis que ça ira mieux demain.

Laisses passer les hommes trop préssés,

Laisses la nuit peu à peu t'emporter,

Envolés les derniers rideaux de fumée,

Envolés les rêves d'amour et de succés.

Par claudius
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Mardi 6 juin 2006

Elle avait des morceaux de lune aux bouts des doigts,

Une aurore boréale aux coins des yeux,

La tête un peu trop dans les nuages

Pour rester bien sage.

Elle avait un petit paradis dans son sourire,

Un je ne sais quoi qui m'a conquis,

Juste ce qu'il fallait pour lui dire :

"Tu me plais".

Rêve ou réalité, elle me fait craquer,

Toujours dans mes pensées, je n'ai qu'une idée,

Enfin la retrouver.

Elle avait des rayons de soleil aux bouts des cheveux,

Une mèche rebelle au coin du front,

Les pieds un peu trop sur terre

Pour m'envoyer en enfer.

Elle avait un anneau accroché à son oreille,

Un je ne sais quoi de mystérieux,

Juste ce qu'il fallait, pour lui dire :

"Tu me plais".

Aujourd'hui ou demain, elle me fera craquer,

Enfin je la rencontrerais, je pourrais

Tout lui avouer.

Par claudius
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Samedi 10 juin 2006

Y'a des Jean, qui ?

Y'a des Jean, quoi ?

Y'a des Jean qui font quoi ?

Y'a des Carole "in",

Y'a des Carole "or",

Y'a des Caroline qui sont "or".

Y'a des France "in",

Y'a des France "soir",

Y'a des Francine qui sortent le soir.

Y'a des Claude "haut",

Y'a des Claude "in",

Y'a des claudots qui sont "in".

Y'a des battants,

Y'a des battus,

Y'a des battants qui sont battus.

Y'a des tordants,

Y'a des tordus,

Y'a des tordants qui sont tordus.

Par claudius
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Dimanche 9 juillet 2006

Pluie froide sur pavé luisant,

Brume du soir, il est trés tard,

Ombres éphémères, soupir de désir,

Porte cochère, soupçon de plaisir.

Réverbère, dernière allumette,

Jaretelle et bas noir, robe de nuit,

Appel au plaisir sur pas de porte,

Cigarette blonde, "coco tu montes ?"

Ville de nuit, désert de vie,

Ombres mouvantes, l'heure des descentes,

Parcours d'un soir, rue du hasard,

Rencontre étrange diable et d'ange.

Soleil de nuit dans reflet de flaque,

Les paumés marchent à côté de la plaque,

Bruits de pas sur les pavés,

Souvenir des bottes qui résonnent.

Ne te retournes surtout pas,

Restes une ombre à mon bras,

Les images s'évaporent,

La ville nous jette un sort.

Ville de nuit, désert de vie,

Rencontre parfois surprenante,

Drôle de silence où le bruit pense,

Parcours sans fin, bientôt demain...

Par claudius
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Dimanche 16 juillet 2006

Une guitare, dans sa robe rouge

Attend que son amant la prenne dans ses bras,

La fasse vibrer de tous ses doigts,

Des mélodies envoûtantes de Bâton-Rouge.

Comme une voix, ces cordes frémissent

Et sous le doigt câlin, gémissent.

Puis elle se fait plus pressante,

Emportée par la rythmique entrainante.

Le tempérament d'une maitresse à son amant,

La volupté d'une reine à son prince charmant,

La douceur d'un ange à son démon,

Un moment de rêve, dans un coin de salon.

Les notes s'évaporent,

Comme si un sort

Avait été jeté

Sur ces mélopées.

Les mains s'agitent,

Les doigts se faufillent,

Sur un rythme espagnol,

Flamenco et farandole.

Le tempérament d'une maitresse à son amant,

La volupté d'une reine à son prince charmant,

La douceur d'un ange à son démon,

Un moment de rêve, dans un coin de salon.

Par claudius
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Dimanche 20 août 2006

On nous prend pour des cons,

On fait de nous des cons préssés,

Pas de trève des cons fiseurs,

Pour une société de cons finés.

Pas la peine de con tinuer,

Il faut refaire la con stitution,

Eliminer les faux cons,

Etablir une nouvelle con vention.

Y faut con

Mais c'est trop con,

Mon chère con frère,

L'autorité vous con fère !!!

Quoi con fasse,

On est pris dans la masse,

Travail pour qu'ils ramassent,

Et que grand bien te fasse.

Par claudius
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Mardi 26 septembre 2006

Je suis le grain de sable

Qui fait déborder le vase,

Je suis le petit caillou

Qui fait mal aux genoux.

Je suis ce petit rien

Qui vous gâche tout,

Cet esprit malin

Qui se fou de vous.

Je suis l'impondérable

Qui survient au mauvais moment,

Je suis l'intolérable

Que personne n'attend.

Je suis ce petit rien

Qui vous gâche tout,

Cet esprit malin

Qui se fou de vous.

Je suis le mot de trop

Qui jette un grand froid,

Je suis le gros mot

Qui vous glace d'effroi.

Je suis ce petit rien

Qui vous gâche tout,

Cet esprit malin

Qui se fou de vous.

Par claudius
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Samedi 28 octobre 2006

Pousses la Porte de France,

Met un pied dans l'ambiance,

Clin d'oeil sur les sommets,

Bienvenus dans nos quartiers.

Pour chaque place, une fontaine,

Des plus anciennes aux plus modernes.

Le long des quais,

Que de justice pour un palais.

L'épée de Bayard,

Attire nos regards,

Vieilles sont les demeures,

Les rues ne sont que rumeurs.

En ces lieux je vie,

Mes jours et mes nuits,

C'est elle que je défends,

Ma ville, comme un enfant.

Vous ne rêvez pas,

Cette ville est bien là,

A quelques pas, quelques heures,

Le route du bonheur.

Avances, tu approches du centre,

Dans le futur maintenant tu entres,

Nouvelle est la chambre,

Il y a des fleurs en décembre.

Plein feux sur la ville,

Les majorettes y défilent,

La Bastille en robe verte,

De lumière est couverte.

Discours et grandes idées,

Se rencontrent dans la vallée,

Que d'énergie développée

Au sein de notre citée !

Chercheur ambulant,

Recherche désespérément

Petit atome crochu,

Dans galerie perdue.

En ces lieux je vie,

Mes jours et mes nuits,

C'est elle que je défends,

Ma ville, comme un enfant.

A ma ville, GRENOBLE.

cocv 2122574710

Par claudius
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